Verdi - la Traviata- Netrebko, Villazon, Rizzi (Salzbourg 2005) full blu-ray 1080i PCM

Téléchargement & Détails

Télécharger Télécharger le torrent
Mots clés VOSTFR Bluray [Full] PC/Platine/Lecteur Multimédia/etc 2D (Standard) Classique Opéra
Seeders 3 Leechers 0 Complétés 21
Informations Voir les informations
Fichiers 73 - Voir les fichiers

Présentation

Ajouter à mes favoris Voir le NFO Signaler

Verdi - La Traviata - (Salzbourg 2005)


Anna Netrebko - Rolando Villazon - Thomas Hampson

 

Wiener Philharmoniker - Carlo Rizzi

La-Traviata-Netrebko-Villazon-DG-BD_1_1000x1500.jpg?

Distinctions : Diapason d'or - Choc de Classica - Forum Opera - Res Musica - Télérama
Ovation de Tutti Magazine... 

Extrait de Tutti Magazine


Cette Traviata enregistrée à Salzbourg en 2005 est tout à fait représentative de la manière dont on conçoit un opéra de nos jours. Tant au niveau des interprètes que de la scénographie, le spectateur voit son attention captée par des chanteurs-acteurs - Anna Netrebko et Rolando Villazón en tête - évoluant dans un décor actualisé, dépouillé mais efficace,
d'où ressortent quelques trouvailles et des moments forts parfaitement en phase avec l'esprit de l'œuvre.


Nous avons déjà eu l'occasion de faire l'éloge du ténor mexicain Rolando Villazón dans Don Carlo de Verdi et Roméo et Juliette de Gounod.
Tous les aspects que nous avons déjà évoqués se retrouvent dans cette 
Traviata mise en scène par Willy Decker. On aimera ou pas son extravagance,
mais il est juste de reconnaître qu'elle donne une vie au personnage d'Alfredo et que les passions exprimées ne sont en rien hors-sujet.

Le style vocal du ténor est à l'image de ses talents d'acteur : chaque intention reflète à merveille l'amour fou, la joie, le désespoir, la violence et la honte.
La gorge est ouverte, la puissance du son indéniable, la couleur de l'ensemble des registres ne présente aucun défaut.
L'investissement absolu et contrôlé se tourne vers l'expressionnisme le plus franc, sans chichis ni faux sentiments théâtraux,
car le chanteur est comme cela dans la vie courante, comme nous le montrent les suppléments proposés en accompagnement de l'opéra.
Qui mieux que lui sait chanter en courant, allongé sur un canapé ou en train de s'habiller ? Bien sûr, cette façon d'investir l'espace scénique
nécessite une implication identique des partenaires qui l'entourent car un jeu minimaliste paraîtrait froid et désengagé.


Comparons maintenant Thomas Hampson dans le rôle de Giorgio Germont, avec son incarnation du même personnage en 2009 dans La Traviata à Covent Garden sous la direction d'Antonio Pappano. Non seulement le chant est plus ferme à Salzbourg en 2005, mais la composition du père austère et glacial
qui prévalait en 2009 laisse place à un personnage beaucoup plus impliqué et violent. Ici, certaines répliques hargneuses sont presque parlées,
quand certains gestes expriment une violence sans détour. À Salzbourg, le baryton américain incarne un père plus révolté que quémandeur.


On ne peut que faire un éloge sans réserve de la Violetta d'Anna Netrebko. Jamais la soprano russe n'impose un modèle de diva s'accaparant le rôle
pour se mettre en valeur. Toute la démarche est au contraire naturelle, en accord avec celle de Rolando Villazón. Le chant est vécu en tant qu’actrice.
Une actrice qui joue avec une grande justesse la complexité du personnage aux prises avec la mort, ce dont attestent les nombreux gros plans sur son visage
fort bien filmé par les caméras de Brian Large. Qu'elle se présente sur scène très légèrement vêtue, qu'elle s'habille ou se déshabille,
là encore en chantant, Anna Netrebko fait toujours preuve de grâce et de simplicité.

Curieusement, durant le dernier Acte de cette production salzbourgeoise, Violetta ne tousse pas, ne crache pas de sang, pas plus qu'elle ne gît sur son lit.
Elle se tient debout sur une scène vidée de tout attribut superficiel, et la présence de la soprano suffit largement à habiter la scène. Et quelle voix !
Couleurs à tous les registres, aigus et vocalises parfaitement clairs et timbrés, aucun vibrato, jamais de cris… Assurément, une forme de perfection.

Le Wiener Philharmoniker, orchestre de luxe emporté par la direction très subtile de Carlo Rizzi, participe bien sûr à l'indéniable réussite de cette Traviata.
Et l'on aura le plaisir d'entendre ici ou là quelques détails d'orchestration passés souvent inaperçus dans d'autres interprétations,
avec notamment une belle mise en valeur au niveau des vents.


Nous l'avons dit, Willy Decker a choisi l'épure pour cette actualisation de La Traviata. Très peu de meubles, une grande porte à battants
fondue dans une paroi uniforme légèrement animée par des rainures qui accrochent les lumières variant symboliquement suivant les situations.

La symbolique est primaire mais efficace : la robe de Violetta, dans son rôle de séductrice, ses canapés et ses chaussures sont rouge vif.
Ils deviennent blancs lorsque la courtisane devient "pure" dans sa relation à Alfredo. La forme en demi-cercle du plateau est un rappel graphique
du cercle du cadran de l'énorme montre posé contre le mur ou sur le sol jusqu'à l'avant-dernière scène. La Traviata se transforme en drame du temps,
les aiguilles tournent lentement ou à toute vitesse, mais implacablement. À la fin de l'œuvre, Violetta chantera son 
"Addio del passato" 
en partie couchée sur le cadran avant que les fêtards ne viennent l'enlever, accompagnés d'une autre Violetta, clone destiné à remplacer celle qui va mourir.

Willy Decker nous fait en outre comprendre dans sa réinterprétation que tout n'est pas drame dans La Traviata. Ainsi, la Scène I de l'Acte II est jouée en duo -
ce qui est inédit puisque, normalement, Alfredo se trouve seul - avec la légèreté et l'humour caractéristiques de deux jeunes amoureux.
Les meubles qui les entourent suivent cet état d'esprit : les canapés sont recouverts d'un tissu fleuri très coloré,
les chanteurs portent des robes de chambre imprimées du même motif. Rolando Villazón chante en caleçon et joue à cache-cache avec Anna Netrebko.

Les deux parties avec chœur au début de l'Acte I et au Tableau II de l'Acte II ne dérogent pas à la règle d'un esprit évolutif en relation avec l'action,
et expriment de ce fait une inquiétude sous-jacente, omniprésente tout le long de l'opéra. D'abord par le choix d'habiller uniformément les choristes
en costumes-cravates noirs ; ensuite en cachant à l'occasion leurs visages par des masques plats similaires.
Les personnages secondaires entrent et sortent comme des oiseaux de mauvais augure et sont eux aussi costumés de noir.
L'allégorie sinistre de la mort, jouant avec le camélia blanc de Violetta, est attachée principalement à un rôle muet créé spécialement pour l'occasion,
apparaissant régulièrement et devenant obsessionnel pour violetta. Il sera finalement incarné dans le rôle bref du docteur.

Cette version de la très populaire Traviata, peut être comparée avec profit avec La Traviata de Londres enregistrée en 2009 et éditée par Opus Arte.
Tout aussi probante mais dans un style foncièrement opposé tant au niveau musical que scénographique, nous n'hésiterons pas à attribuer à cette 
Traviata salzbourgeoise un Tutti Ovation amplement justifié

Au final, ce DVD peut s’imposer auprès de n’importe quel public : des débutants aux connaisseurs, chacun y trouvera son bonheur.
                                                                                    Res Musica

En somme, cette Traviata, très bien dirigée par Carlo Rizzi, est un sans-faute.
                                                                                                Le Monde


StreetTPreZ - Film d'information


Giuseppe Verdi - La Traviata - Salzbourg 2005

Violetta Valery : Anna Netrebko   -  Alfredo Germont :  Rolando Villazon
Giorgio Germont : Thomas Hampson   -   Annina : Diane Pilcher   -   Dottore Grenvil : Luigi Roni

  Wiener Philharmoniker : Carlo Rizzi


Mise en scène Willy Decker
Réalisation : Brian Large


Label : DG - Parution : 06/06/2011 - Durée : 2h 13 


StreetTPreZ - Télécharger

  Qualité : full   blu-ray 
Langue : italien
Sous-titres : a
llemand, espagnol, anglais, français, italien, chinois
codec vidéo : MPEG 4 AVC 1980 x 1080
codecs audio : PCM  & DTS master audio 5.1

     
       -->

Commentaires

Derniers commentaires

  • utilisateur

     Magneto8687

    100.96To - 14.80To

    Ajouté par Magneto8687 il y a 1 mois

    grand merci et si d'autres suivent je prend ! 
  • utilisateur

     Mantoue

    42.63To - 28.51To

    Ajouté par Mantoue il y a 1 mois

    Merci beaucoup
  • utilisateur

     Vincero

    30.07Go - 15.88Go

    Ajouté par Vincero il y a 1 mois

    C'était l'époque bénie pour Anna Netrebko dont la voix, parfaitement en place, excellait dans le rôle de Violetta. Elle n'avait pas encore eu la "malchance" sur le plan vocal de rencontrer son mari, ténor lirico spinto à la technique désastreuse, qui a probablement voulu qu'elle interprête des rôles qui ne sont pas pour sa voix (elle n'est pas soprano dramatique), afin d'être la partenaire de son mari dans des personnages comme l'Aida ou le Trouvère de Verdi.
    Pour ce faire elle a été obligée de grossir sa voix, perdant ainsi son placement, son timbre et le brillant qui va avec. Le tout fait qu'elle est en train de perdre sa voix, son larynx n'étant plus à l'abri d'attraper des nodules, polypes ou autre laryngite, ce qui signifiera la perte de sa voix si elle persiste en ce sens. Je lui ai écrit pour la mettre en garde, mais son égo fait qu'elle ne m'a pas écouté, étant pourtant un spécialiste de la voix à l'italienne !
    Sa prise importante de poids n'arrangeant pas les choses !
    C'est fort dommage, on la sent d'ailleurs aigrie, loin de la magnifique soprano qu'elle était dans le rôle de Violetta que nous avons la chance de pouvoir télécharger ici. Merci à celui qui nous permet de le faire !

    ITALOPERA